En naviguant sur ce site vous acceptez que nous utilisions des cookies pour mesurer notre audience, vous proposer des fonctionnalités sociales, des contenus et publicités éventuellement personnalisés.

Vertiges positionnels paroxystiques benins

C’est la première cause de vertige chez le sujet âgé de plus de 60 ans.

Il se manifeste par de brèves sensations rotatoires de quelques secondes à quelques minutes, toujours dans une position donnée (en s’allongeant dans le lit, en penchant la tête en arrière, en se baissant). Il s’accompagne d’une instabilité à la marche pendant quelques semaines.

Il est lié à la migration de petits cristaux (otoconies) dans les canaux semi-circulaires de l’organe de l’équilibre.

         VPPB
Les examens complémentaires sont inutiles, le diagnostic est fait lors de la consultation chez le médecin ORL spécialisé.

Son traitement repose sur des manœuvres dites « libératoires » qui ne doivent être pratiquées que par un médecin ORL spécialisé ou par un kinésithérapeute spécialisé.

Les auto manœuvres à domicile par le patient lui-même sont fortement déconseillées, car elles risquent d’aggraver la situation en faisant migrer les cristaux dans les diverses parties de l’organe de l’équilibre, rendant le traitement plus difficile par la suite.

NEURINOME DE L'ACOUSTIQUE

Tumeur bénigne développée aux dépens de la huitième paire crânienne ou nerf acoustique, dans la majorité des cas aux dépens de sa branche vestibulaire.

 

NEVRITE VESTIBULAIRE

MALADIE DE MENIERE

La maladie de Ménière est une pathologie chronique de l’oreille interne qui se manifeste généralement chez les personnes de 30 à 50 ans.

La sévérité de celle-ci varie d’une personne à l’autre et l’évolution de la maladie est variable et bien souvent imprévisible.
Au cours des premières années, les crises tendent à s’intensifier pour s’atténuer ensuite progressivement et devenir de plus en plus rares.

 

Les symptômes


La maladie de Ménière se manifeste par une combinaison de trois symptômes : des vertiges, une baisse d’audition et des acouphènes (sifflements ou bourdonnements d'oreille) ou une sensation de pression dans l’oreille. C’est la combinaison de ces symptômes qui caractérise la maladie de Ménière.

Les vertiges

Il s’agit de crises soudaines où tout se met à tourner et la personne n’est plus capable de rester debout ou assise : elle doit s'allonger. Ces épisodes s’accompagnent souvent de nausées, de sueurs froides et de vomissements. Ils sont imprévisibles et peuvent durer d’une dizaine de minutes à 24 heures. Les crises entraînent un grand épuisement physique et peuvent laisser des traces dans les jours qui suivent (maux de tête ou sensation d'ivresse). Il peut s’écouler des mois ou des années entre deux crises, mais certains patients en souffrent plusieurs fois par mois. Chez la plupart des patients, elles s’estompent néanmoins avec le temps pour disparaître quasiment totalement.

La perte d’audition

Les crises s’accompagnent d’une perte soudaine d’audition, la plupart du temps unilatérale, parfois aussi bilatérale. Cela commence de manière typique par une baisse d’audition portant sur les sons graves. Certains sons peuvent également être perçus comme trop puissants et très dérangeants. Au début de la maladie, la perte d’audition peut varier en intensité, mais elle se dégradera au fil du temps. La perte d’audition peut devenir sévère, surtout si les deux oreilles sont touchées.

Les sifflements d’oreille (acouphène ou tinnitus)

Des sifflements, des bourdonnements ou des grésillements sont entendus. Ces acouphènes sont plus sévères peu après une crise de vertige.

La pression dans l’oreille

Peu avant une crise, de nombreux patients ressentent une pression dans l’oreille, comme si elle était bouchée. L'évolution

La maladie de Ménière connaît une progression très variable. Il est impossible de prévoir son évolution dans la mesure où chaque situation est différente. Les crises de vertiges et de pertes d’équilibre disparaissent dans la plupart des cas avec le temps. Des troubles de la stabilité, principalement dans le noir, persistent néanmoins très souvent. Les pertes d’audition, en revanche, se compliquent au fil du temps. Et lorsque les deux oreilles sont touchées, une surdité peut se développer. 

Quelle cause ?


On suppose que la maladie de Ménière est causée par un excès de liquide (endolymphe) dans la partie interne de la cochlée, l’organe de l’ouïe, ainsi que dans le vestibule, l’organe de l’équilibre. Un excès d’endolymphe dans l’oreille interne, désigné par le terme hydrops endolymphatique, augmente la pression, ce qui empêche les sons d’être perçus correctement et brouille les signaux d’équilibre envoyés au cerveau.

D’autres facteurs peuvent aussi jouer un rôle, comme une anomalie anatomique de l’oreille, une prédisposition génétique ou un dérèglement du système immunitaire (en raison d'une allergie, d'un virus, d'un trouble de la circulation sanguine).

Concernant le stress, les crises surviennent souvent lors d’une période de tension, comme le rapportent les patients eux-mêmes, dont beaucoup présentent une personnalité perfectionniste et exigeante. Toutefois, un lien de cause à effet entre le stress et la maladie de Ménière n'a pas été démontré. 

Les traitements

S'il n’existe pas de traitement en mesure de guérir la maladie de Ménière, il est cependant possible d'en soulager les symptômes et de garder la maladie sous contrôle.

• L'alimentation. Chez certains patients, un régime sans sel pourrait aider à diminuer les troubles. La caféine (café, thé, cola…) et l’alcool aggraveraient les symptômes.

• Le stress. Comme il peut avoir un effet négatif sur les symptômes, il est recommandé d’éviter les situations de stress et de s’accorder suffisamment de moments de détente.

• La vue. Les yeux jouent un rôle important dans le maintien de l'équilibre, puisqu'ils informent sur la position du corps par rapport à l’environnement. Il s'agit donc de surveiller de près l'évolution de la vision, et de corriger immédiatement les troubles. Les verres à double foyer peuvent poser problème chez une partie des patients.

• La réhabilitation vestibulaire. Elle consiste à apprendre, par des exercices spécifiques, à rétablir l'équilibre et garder sous contrôle les stimuli qui provoquent les vertiges. Ces exercices se composent de mouvements des yeux, de la tête et du corps.

• L'appareil auditif. Il peut être nécessaire pour pallier la perte d'audition. Un implant cochléaire est parfois recommandée. Il se compose de deux parties, une externe qui ressemble à une aide auditive classique, et une interne, implantée, qui réceptionne les informations envoyées par l’émetteur externe et les transforme en pulsations électriques qui stimulent le nerf auditif.

Les médicaments

• Contre les nausées et les vomissements, le médecin peut prescrire des médicaments comme le métoclopramide ou la dompéridone (idéalement en suppositoire).

• Contre les vertiges et les acouphènes, il n’existe aucun médicament dont l’efficacité a été suffisamment prouvée. La bétahistine, avec un effet vasodilatateur dans le cerveau, est souvent prescrite, mais sans aucune garantie. La même remarque vaut pour des médicaments comme la cinnarizine, la flunazirine et le piracetam. Ces traitements présentant de sérieux effets secondaires (comme la dépression et un risque de Parkinson), leur utilisation est déconseillée.

Des médicaments homéopathiques sont cités, le plus connu est le Vertigoheel H, mais là aussi son efficacité n’a jamais été démontrée scientifiquement.

• Les diurétiques (comme le dytenzide) sont aussi souvent prescrits, mais sans preuve de leur véritable efficacité.

• Lors de troubles sévères de l’équilibre, quand une seule oreille est affectée, le médecin peut instaurer un traitement par gentamicine intratympanique (GIT). Il consiste en l’injection d’une faible dose de gentamicine (un antibiotique) durant 1 heure dans l’oreille interne avec pour objectif d’endommager la partie de l’oreille qui assure l’équilibre afin que les crises de vertige ne se produisent plus ou moins souvent. Si tout se déroule correctement, c’est l’autre oreille qui reprend à elle seule la fonction d’équilibre. 

La chirurgie


En cas de vertiges sévères et permanents, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Deux procédures existent.

• La neurotomie vestibulaire sélective. Il s’agit de sectionner le nerf de l’équilibre par une approche effectuée à la base du crâne. Ceci permet de faire disparaître les crises de vertiges sans affecter l’audition.

• La labyrinthectomie. C’est la destruction chirurgicale du labyrinthe postérieur de l’oreille interne. Cette technique offre des résultats au moins aussi bons, mais présente l'inconvénient de sacrifier l'audition résiduelle. 




Des troubles de l’équilibre et de l’audition peuvent cependant persister suite aux attaques successives.
La cause exacte de la maladie de Ménière est inconnue. Mais, c’est un excès d’endolymphe (= liquide présent dans l’oreille interne), appelé hydrops, qui semble être à l’origine des symptômes de cette pathologie.
En effet, présent en excès, ce liquide augmente la pression dans l’oreille interne. Les signaux d’audition et d’équilibre qui sont envoyés au cerveau sont ainsi erronés, « brouillés », voire contradictoires. Ces « mauvaises » informations vont entraîner des vertiges, car le cerveau ne sait pas comment réagir.
Les acouphènes (= bruits « parasites ») proviennent quant à eux du fait que la cochlée interprète la surpression de liquide comme une onde sonore.

TROUBLES DE L'EQUILIBRATION

CINETOSE

La cinétose est l'intolérance à supporter les déplacements dans un moyen de transport, voiture, avion, bateau, train, tram, bus….
résultant d'un conflit sensoriel entre les informations visuelles d'une part et les autres informations proprioceptives provenant du contact au sol ou de la perception des mouvements par les capteurs de l'oreille interne, les organes vestibulaires.
Chez certains sujets les centres d'analyse cérébraux se révèlent incapables de gérer des informations discordantes. Il s'ensuit une incapacité à fournir une analyse de la situation de conflit, conforme à la réalité. Cela débouche alors sur un malaise plus ou moins intense accompagné le plus souvent de vomissements.
Le mal de mer ou de l'air sont des exemples très répandus de cette incompétence